Posts Tagged 'autogestion'



Le design dans l’économie du partage (extraits du mémoire)

Partisans de la réutilisation et de la mutualisation, les usagers, les internautes, s’organisent en petites sociétés pour évoluer dans une économie parallèle. Thredup, le site internet de troc de vêtements et de jouets pour enfants, permet la circulation et la réutilisation de ce matériel dont l’utilisation est de très courte durée puisque les enfants grandissent. Il permet aux jeunes parents à la fois d’acquérir et de se débarrasser de produits presque neufs tout au long de la croissance de leur enfant. Ces nouveaux moyens de consommation  court-circuitent » l’économie centralisée. Avec la plate-forme C to C (Consummer to consummer) Il devient possible de produire et diffuser en vente directe n’importe quelle production personnelle artisanale. Le site compte « 40 millions de biens vendus pour les 3 premiers mois de l’année, soit  77% de plus qu’à la même époque en 2010 et presque 400.000 nouveaux membres s’inscrivent chaque mois. » Ces nouveaux systèmes d’échanges redent de nouveaux accessibles des produits et des services que la société de consommation avaient petit à petit réservé à une classe sociale moyenne ou élevée. Le co-voiturage, devient une solution très économique de se déplacer par rapport aux voyages en trains, le système de troc et de location qui renaît de plate-formes comme Ziloc et autres … rouvrent l’accès aux biens dans la réutilisation des produits etc.

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La veilleuse, lieu ressource ?

Retour sur les expériences de la résidence 27ème Région à Wazemmes, Lille

 » le 22 janvier 2011 : La matinée est consacrée à quelques dernières rencontres d’acteurs du milieu associatif,  Pierre Brasseur nous raconte son association « BricoZem » …

BricoZem, d’abord atelier de conseil en bricolage, puis atelier de bien être pour sénior passant par « éco-promoteur » des initiatives locales, Pierre Brasseur nous raconte comment il sait saisir les opportunités  qui passent pour créer du lien, agir pour le développement durable, ou simplement pour « rendre service »… BricoZem est un « lieu ressource à pleins de bras » dit-il, un espace qu’on prête, pour un cinéma, une exposition, un atelier…, mais aussi des outils, qu’on met à disposition, des savoir-faire qu’on peut transmettre, etc. Avec leurs multiples compétences et projets, ils jouent les « agitateurs d’idées » du quartier et même au delà. »

A la question « comment vous définissent la habitants ?  » Pierre Brasseur nous répond qu’il ne peut pas savoir sur quoi chacun retrient son attention, il y a de l’activité pour toutes les générations et préoccupations. Il n’a jamais cherché à définir son projet associatif au delà d’un projet de quartier pour le quartier. BricoZem change la vitrine assez régulièrement pour l’adapter au nouveau thème qu’ils vont aborder : objets africains, culture du chanvre, vélo, produit de bien-être, etc, se retrouvent exposé derrière la vitrine. On pourrait penser que le fait d’avoir des activités très diverses et multipliées nuirait à la communication et à la fréquentation de l’association, mais BricoZem ne semble pas souffrir d’un manque de public, bien au contraire. Pierre Brasseur explique que l’association fonctionne au gré des opportunités et que c’est pour ça qu’elle est aussi dynamique. C’est cette dynamique qui attire. L’association n’a pas de « public cible » et pas non plus de champs d’action restreint, et c’est précisément cette ouverture et ce flou qui permet à n’importe qui de passer la porte un jour ou un autre.  » Personne ne nous connaît pour la même chose. Pour l’un c’est l’exposition, pour l’autre l’atelier bien-être, pour l’autre les confitures, etc. Ce travail de la diversité est une démarche relativement opposée à celle que nous connaissons d’habitude : quel est l’objet de cette association ? BricoZem n’est plus capable d’y répondre et pourtant, leur espace est devenu un repère pour tout type d’habitant du quartier. A l’image de cette association débridée, la veilleuse sera un lieu ressource adapté aux propositions de ceux qui voudront l’investir.

Introduction du mémoire de projet de diplôme

A l’heure où se développent plus ou moins empiriquement de multiples interfaces de mise en relation, de nouvelles perspectives s’ouvrent sur des « co-modes de vie », des modes de vie « partagés » dans lesquels il est possible de profiter de biens et services en commun, mais aussi et peut-être surtout, de provoquer des rencontres et créer du lien social. Co-location, co-housing, couchsurfing, co-loisir, co-voiturage, co-déménagement, etc, ces multiples exemples esquissent les formes d’une nouvelle économie parallèle, faite de troc et d’échanges locaux, de recyclage et de récupération, d’éducation en pear to pear et de réhabilitation des savoirs-faires… Si cette nouvelle économie naît effectivement des successives crises financières que connaissent nos sociétés actuelles, elle est aussi une prise de conscience globale vis-à-vis de notre mode de consommation et un désir de retrouver des liens et des valeurs qui se sont perdues dans l’industrie de la grande consommation.

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