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Maquettes des manuels

    

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Téléchargez la maquette du manuel "jardin partagé"

Téléchargez la maquette du manuel pédibus (incomplet)

C’est quoi un "manuel"?

Nous utilisons le mot "Manuel" au sens "objet à pratiquer manuellement". Il ne s’agit pas d’un guide, ni d’une brochure, ni d’un documentaire. Les manuels sont des "boîtes à outils", des guides à "manipuler" ;  ici : découper, dessiner, photocopier.

Téléchargez ici le premier manuel de jardin partagé

Télécharder ici la maquette- pédibus-incomplet

Comme une Veilleuse itinérante …

Préenbulle, la plate-forme relais du tissus d’initiatives, suivez le lien et parcourez les vidéos !

Rencontre avec l’AHBAK

Rencontre avec Christianne Goetz présidente de l’association AHBAK

L’AHBAK (association des habitants de Bourse – Esplanade – Kruteneau), compte 35 adhérents et environ 200 "sympathisants". Cette association est du désir des habitants de ces quartiers de transformer les usages de la place d’Austerlitz (anciennement dépôt de bus). Travaillant avec des experts ( architectes et urbanistes à la retraite et habitant le quartier), ils rédigent ensemble des "cahiers d’attentes" pour proposer de nouvelles fonctions à cette place.

L’association est à l’origine de plusieurs mouvements et prise de positions des habitants pour leur quartier, elle participe à ce titre aux réunion des conseils de quartier. Effectivement L’AHBAK se fait porte parole et médiateur des besoins et envies des habitants pour améliorer leur quartier. Après le projet de la place d’Austerlitz, c’est l’avenir des bains publics municipaux, puis celui de la manufacture des tabacs, que l’association se propose de mettre en débat avec les habitants. Au vue de l’intérêt porté à la végétation en ville révélé dans leur premier travail sur la place d’Austerlitz, L’AHBAK propose un projet de jardinage dans l’espace public et demandant d’abord l’autorisation de cultiver le pied des arbres de la place Sainte-Madeleine. Ce projet a été refusé pour des raison d’assurance des espèces qui venaient d’y être plantées, en revanche, on leur propose ce petit espace entre l’église et la rue qui est aujourd’hui le petit jardin partagé de la place.

Vous pourrez lire quelques informations en passant sur le panneau installé au bord de la parcelle. C’est pour leur expérience de jardin, mais aussi pour leur démarche auprès des habitants que j’ai demandé à rencontrer l’association. Le but étant de récolter les témoignages de plusieurs expériences de jardin partagé à Strasbourg pour collecter les trucs et astuces de chacun : à quoi faut-il faire attention ? qu’est-ce qu’il ne faut pas rater ? etc. Nous avons aussi eu l’occasion de discuter de leur technique de communication auprès des habitants, vous reconnaîtrez donc dans le "manuel des jardins partagés", la technique de la communication par mail rediffusée (chaque personne imprime pour son immeuble), l’astuce de la bourse aux plantes du jardin botanique, mais aussi la demande de plants auprès des agriculteurs fournissants les AMAP.

L’AHBAK fait aussi fonctionner un composteur collectif. C’est Joséphine de Boisséson (responsable du compost) qui prend avec moi le temps d’un entretien téléphonique à me décrire les différentes étapes de la mise en place d’un composteur collectif. A qui s’adresser ? ou poser un composteur collectif ? Comment éviter les mauvaises odeurs ? etc. Vous pourrez retrouver tous ses conseils dans le manuel des composteur collectif.

Au fil de notre discussion, j’évoque le positionnement de l’association sur le devenir des espaces disponibles de la manufacture. Ayant déjà entendu parlé des différentes négociations qui s’opèrent autour de ce bâtiment emblématique, la contribution de l’AHBAK aux décisions qui concernent la manufacture avaient déjà retenu mon attention. Désireuse de porter la voie des habitants et des intérêts du quartier pour l’amélioration de leur cadre de vie, l’association propose qu’une partie de ces futurs locaux disponibles soient mise à la disposition du réseau associatif local pour un projet d’économie sociale et solidaire. A la lecture des différents comptes rendus de leurs "Stammtisch", j’avais imaginé projeter la "veilleuse kruteneau" à la manufacture. Projet ESS par excellence, la veilleuse conviendrait aux attentes que formulent l’AHBAK. C’est pourquoi les simulations,  les maquettes et les projections seront signées "la veilleuse/Manufacture-kruteneau".

des outils de l’éducation populaire…

Au regard du travail de L’EPA ( Education populaire autonome), les valeurs et les objectifs portés par la Veilleuse semblent faire partie du mouvement de l’éducation populaire. Voir ce document de l’EPA sur le citoyen : ( cliquez sur l’image)

 

Dans sa volonté de laisser une place chacun dans la construction collective, la veilleuse porte l’idée d’une pratique du quotidien qui permet de participer à sa transformation, contrairement à des usages où le consommateur ne fait que répéter et exécuter. « Eduquer pour transformer le monde et non pas uniquement pour « s’insérer » dans le monde  » peut-on lire dans les rapport de l’EPA. Effectivement c’est de cette implication de personne dont il s’agit dans les projets de construction collective que La Veilleuse veut porter. Tout comme l’EPA, la Veilleuse veut soutenir l’importance de :

« l’apprentissage des droits » pour la mise en confiance et le sentiment d’être capable d’agir,

« la Prise de parole » pour savoir garder ses droits et exprimer sa voix au même niveau que tous,

« la conscientisation » est un processus qui doit permettre à chacun d’être conscient de l’autre et des fonctionnements de leur environnement,

« la participation », c’est à dire l’implication de chacun pour la transformation de ses modes de vie.

l’approche « andragogique » ou l’apprentissage par projet « vite un rapport de professeur à élève au profit d’une expérience commune.

« l’ouverture au monde », c’est à dire permettre de connaître et reconnaître le travail des autres et pouvoir faire des liens entre les pratiques.

… Autant de valeurs pratiquées dans les structures d’éducation populaire sont commune à la Veilleuse.

Rencontre avec Mimir, un lieu ressource autogéré

Les rencontres avec le milieu associatif local permettent petit à petit de tisser des liens et faire émerger des valeurs, autours des pratiques d’un quartier. La grande diversité des associations présentes dans les quartiers Bourse-Esplanade-Kruteneau retient mon attention et me décide à tester les outils de la Veilleuse là-bas.

Nous rencontrons alors Renaud Tchudy de  la maison Mimir, un lieu ressource alternatif entièrement autogéré, où les services rendus et les animations sont à prix libre,  entièrement basé sur la contribution volontaire. Les espaces mis en communs, les aménagements et divers matériels ont été récupérés ou reçus de dons volontaires. Les travaux engagés dans la maison Mimir n’ont effectivement pas coûté un centime aux services publics, puisque les habitants de la maison sont tous des glaneurs.

"L’association Mimir est née de la rencontre entre des personnes sans domicile et des travailleurs sociaux ayant pour objectif de créer un lieu commun d’habitation et de création. De nombreuses personnes d’horizons divers nous ont rejoint dans l’aventure. La mixité est un pari auquel nous croyons."

http://www.dailymotion.com/embed/video/xi2ff2_mimir-c-est-quoi_news
Mimir, c’est quoi? par PaulineCroquet

La Maison Mimir est un exemple de A à Z de l’autonomie pour la solidarité. Les locaux de la maison sont tous mis à disposition des associations locales pour les réunions ou le lancement de projet. Ils sont devenus par là un véritable espace de rencontre et de médiation.  C’est cette disponibilité et ce service de mise en relation que la Veilleuse doit pouvoir offrir. L’expérience de la Maison Mimir pose des questions d’implication et de gestion. C’est la confiance et la solidarité de la maison  qui permet à chacun de se sentir concerné, touché, impliqué dans le projet,  facilitant ainsi le fonctionnement collectif  et les projets participatifs de l’espace. La Veilleuse a vocation a mettre en place le même type de climat bienveillant et solidaire pour inciter les usagers du lieu à s’approprier, se sentir concerné et par conséquent,  participer.

Introduction à la veilleuse…

La veilleuse est un réseau reliant les différents quartiers de la ville de Strasbourg pour soutenir, développer le dynamisme de l’initiative locale et en faire émerger une vision globale. La carte ouverte de Strasbourg est le principal support de cette visibilité. C’est une cartographie en ligne qui révèle dans toute la ville les différents équipements, les structures, les services, et les points d’événements de la cohésion sociale et du développement local. Alimentée par les habitants eux-même, l’actualité de la carte n’est pas accessible seulement sur le net, mais retranscrite et communiquée quotidiennement aux habitants par le biais des « veilleuses de quartier. » Chaque quartier aura effectivement sa veilleuse. La veilleuse est une structure relais d’information, médiateur et animateur de quartier, mais aussi et surtout une force de proposition. Elle s’inscrit au cœur de la vie d’un quartier pour soutenir les projets d’habitants, stimuler l’expression du quartier et habiliter les citoyens à construire ensemble l’avenir de leur quartier.

La veilleuse est un espace autonome détaché de l’image véhiculée par les services de la ville. Pour autant, la veilleuse n’est pas une structure déconnectée des pouvoirs de décision. Elle travaille en étroite collaboration avec la ville qui s’implique directement dans les projets avec les habitants, les associations, les commerçants, les structures socioprofessionnelles etc. La veilleuse se fait médiateur d’un dialogue entre les politiques publiques et les citoyens, et permet la fluidification et la transparence des démarches.

Le design dans l’économie du partage (extraits du mémoire)

Partisans de la réutilisation et de la mutualisation, les usagers, les internautes, s’organisent en petites sociétés pour évoluer dans une économie parallèle. Thredup, le site internet de troc de vêtements et de jouets pour enfants, permet la circulation et la réutilisation de ce matériel dont l’utilisation est de très courte durée puisque les enfants grandissent. Il permet aux jeunes parents à la fois d’acquérir et de se débarrasser de produits presque neufs tout au long de la croissance de leur enfant. Ces nouveaux moyens de consommation  court-circuitent » l’économie centralisée. Avec la plate-forme C to C (Consummer to consummer) Il devient possible de produire et diffuser en vente directe n’importe quelle production personnelle artisanale. Le site compte « 40 millions de biens vendus pour les 3 premiers mois de l’année, soit  77% de plus qu’à la même époque en 2010 et presque 400.000 nouveaux membres s’inscrivent chaque mois. » Ces nouveaux systèmes d’échanges redent de nouveaux accessibles des produits et des services que la société de consommation avaient petit à petit réservé à une classe sociale moyenne ou élevée. Le co-voiturage, devient une solution très économique de se déplacer par rapport aux voyages en trains, le système de troc et de location qui renaît de plate-formes comme Ziloc et autres … rouvrent l’accès aux biens dans la réutilisation des produits etc.

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La veilleuse, lieu ressource ?

Retour sur les expériences de la résidence 27ème Région à Wazemmes, Lille

" le 22 janvier 2011 : La matinée est consacrée à quelques dernières rencontres d’acteurs du milieu associatif,  Pierre Brasseur nous raconte son association « BricoZem » …

BricoZem, d’abord atelier de conseil en bricolage, puis atelier de bien être pour sénior passant par « éco-promoteur » des initiatives locales, Pierre Brasseur nous raconte comment il sait saisir les opportunités  qui passent pour créer du lien, agir pour le développement durable, ou simplement pour « rendre service »… BricoZem est un « lieu ressource à pleins de bras » dit-il, un espace qu’on prête, pour un cinéma, une exposition, un atelier…, mais aussi des outils, qu’on met à disposition, des savoir-faire qu’on peut transmettre, etc. Avec leurs multiples compétences et projets, ils jouent les « agitateurs d’idées » du quartier et même au delà."

A la question "comment vous définissent la habitants ? " Pierre Brasseur nous répond qu’il ne peut pas savoir sur quoi chacun retrient son attention, il y a de l’activité pour toutes les générations et préoccupations. Il n’a jamais cherché à définir son projet associatif au delà d’un projet de quartier pour le quartier. BricoZem change la vitrine assez régulièrement pour l’adapter au nouveau thème qu’ils vont aborder : objets africains, culture du chanvre, vélo, produit de bien-être, etc, se retrouvent exposé derrière la vitrine. On pourrait penser que le fait d’avoir des activités très diverses et multipliées nuirait à la communication et à la fréquentation de l’association, mais BricoZem ne semble pas souffrir d’un manque de public, bien au contraire. Pierre Brasseur explique que l’association fonctionne au gré des opportunités et que c’est pour ça qu’elle est aussi dynamique. C’est cette dynamique qui attire. L’association n’a pas de "public cible" et pas non plus de champs d’action restreint, et c’est précisément cette ouverture et ce flou qui permet à n’importe qui de passer la porte un jour ou un autre. " Personne ne nous connaît pour la même chose. Pour l’un c’est l’exposition, pour l’autre l’atelier bien-être, pour l’autre les confitures, etc. Ce travail de la diversité est une démarche relativement opposée à celle que nous connaissons d’habitude : quel est l’objet de cette association ? BricoZem n’est plus capable d’y répondre et pourtant, leur espace est devenu un repère pour tout type d’habitant du quartier. A l’image de cette association débridée, la veilleuse sera un lieu ressource adapté aux propositions de ceux qui voudront l’investir.

Introduction du mémoire de projet de diplôme

A l’heure où se développent plus ou moins empiriquement de multiples interfaces de mise en relation, de nouvelles perspectives s’ouvrent sur des « co-modes de vie », des modes de vie « partagés » dans lesquels il est possible de profiter de biens et services en commun, mais aussi et peut-être surtout, de provoquer des rencontres et créer du lien social. Co-location, co-housing, couchsurfing, co-loisir, co-voiturage, co-déménagement, etc, ces multiples exemples esquissent les formes d’une nouvelle économie parallèle, faite de troc et d’échanges locaux, de recyclage et de récupération, d’éducation en pear to pear et de réhabilitation des savoirs-faires… Si cette nouvelle économie naît effectivement des successives crises financières que connaissent nos sociétés actuelles, elle est aussi une prise de conscience globale vis-à-vis de notre mode de consommation et un désir de retrouver des liens et des valeurs qui se sont perdues dans l’industrie de la grande consommation.

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